Réunis à Séville le 15 janvier 2010, les ministres européens de l’environnement tentent de trouver un compromis pour respecter l’accord de Copenhague. Alors que l’objectif d’atteindre 30 % de réduction des émissions de C02 d’ici 2020 reste controversé, l’Union Européenne penche pour la mise en place d’une législation forte.
La réunion des ministres européens à Séville, qui devait évaluer le sommet de Copenhague, a relancé le débat sur la réduction des émissions de C02. Si en 2008,
l’accord paquet-climat avait été signé entre les 27 pays membres, son objectif de réduction des émissions de C02 de 20 % n’est plus suffisant pour respecter les recommandations du GIEC.
Pour une mise en place rapide de l’accord de Copenhague, seules des réductions entre 25 et 40 % d’ici 2020, serviraient à limiter le réchauffement du climat sous la barre des 2° C.
Appliquer l’accord de Copenhague Alors que fin janvier, les pays industrialisés doivent présenter devant l’ONU leur plan de réduction d'émissions de C02, conformément au premier délai de l'accord de Copenhague, les pays de l’UE restent divisés sur la perspective de 30 %.
Les Européens se sont dits prêts à accroître leurs objectifs si leurs partenaires internationaux s’engagent à fournir un effort conséquent.
A ce titre, Jean-Louis Borloo, ministre Français de l'Ecologie, de l'Energie, du Développement durable et de la Mer, en charge des Technologies vertes et des Négociations sur le climat, dans un appel solennel lancé depuis le sommet mondial pour les énergies du futur à Abu Dhabi le 16 janvier, a rappelé qu’"une telle perspective n’est possible que si le plus grand nombre de pays apportent leur soutien à l’accord de Copenhague, en répondant positivement à la demande faite en ce sens par le Secrétaire général des Nations-Unies. En particulier, le respect de l’échéance du 31 janvier 2010 pour la communication des engagements de chacun des pays".
La commissaire Danoise, Connie Hedegaard, espère trouver
un accord pour augmenter l’objectif de réduction des gaz à effet de serre à 30 % d’ici la Conférence de Mexico, fin 2010. Néanmoins, elle prévoit de mettre en place rapidement une législation sur la réduction des gaz à effet de serre qui donnerait un prix aux émissions de CO2 dans le secteur des transports.