Face à l’expansion des cas d’embouteillages graves, les autorités d’Hô Chi Minh-Ville décident de réagir : le péage urbain électronique - qui vise à diminuer le trafic dans les zones congestionnées de la mégalopole - en est l’exemple.
Selon le Service des communications et des transports de Hô Chi Minh-Ville (Vietnam), au cours des 9 premiers mois de l'année, 61 cas d'embouteillage d'une durée de 30 minutes et plus ont été dénombrés dans la ville, dont 12 cas considérés comme "extrêmement graves" (4 à 9 heures d'affilée).
Le président du Comité populaire de Hô Chi Minh-Ville a annoncé en octobre 2009 "le déploiement, à titre expérimental et pendant 6 mois, d’un projet d'installation d'un
réseau de péage urbain électronique dans les rues du centre-ville souvent sujettes à des embouteillages".
Ce dispositif ne sera appliqué qu’aux
heures de pointe. Il comprend trois éléments essentiels : installation des radiobalises sur les axes les plus sensibles, d’un transpondeur dans les véhicules, d'un réseau de contrôle avec caméras et ordinateurs.
Mais qu’on ne s’y trompe pas, la raison de ce dispositif n’est pas tout à fait écologique, mais… économique ! "Les embouteillages exercent une influence négative sur le développement socio-économique de la ville", explique Lê Hoàng Quân, président du Comité Populaire d’Hô Chi Minh-Ville.
Reste que cette expérience constitue une grande avancée en matière de
diminution des émissions de gaz à effet de serre – et un bel exemple pour les mégalopoles voisines.