
Deux mois après Copenhague, la question du réchauffement climatique reste au cœur des préoccupations des Etats, qui cherchent à mettre en place des politiques concrètes en faveur du développement des énergies alternatives. Réunis lors d’un sommet interétatique le 4 février à Paris, l’Allemagne et la France ont affiché clairement leur ambition d'avancer sur ces questions.
Parmi les 80 propositions de l' "Agenda franco-allemand 2020" : la création d’un office franco-allemand des énergies renouvelables, le projet pilote de véhicule électrique entre Strasbourg et Stuttgart et le lancement d'un satellite franco-allemand de détection des émissions de gaz à effet de serre.
La mobilité électrique : un enjeu prioritaire pour les pays d’Europe
La rentrée 2010 semble favorable à l’essor de l’électro-mobilité dans les pays d’Europe. Alors que José Luis Zapatero a annoncé le lancement d’un plan européen pour la voiture électrique, l’Allemagne a créé en janvier un groupe interministériel pour la voiture électrique.
Les derniers engagements franco-allemands dans ce domaine visent le renforcement des actions par la normalisation des véhicules électriques et la standardisation de leurs infrastructures.
A ce titre, le conseil des ministres franco-allemand a lancé un projet pilote transfrontalier entre les villes de Strasbourg, Mannheim et Stuttgart pour développer des infrastructures de recharges électriques. Il devrait voir le jour mi-2010 en Alsace.
Un projet novateur et indispensable selon les propos du Ministre de l’Industrie, Christian Estrosi : "imaginez une Europe, où chaque conducteur serait dans l’impossibilité de traverser une frontière au volant de son véhicule électrique ! Cela n’aurait aucun sens ! Il s’agit de constituer une base solide que nous proposerons aux autres Etats membres. Mon objectif est d’aboutir sur ces bases à un consensus plus large et au déploiement d’équipements standardisés partout en Europe".
