La 3ème édition du Sommet énergétique sur l'avenir du monde (WFES) a mis l’accent sur la lutte contre le réchauffement climatique
La 3ème édition du
Sommet énergétique sur l'avenir du monde (WFES), organisé à Abu Dhabi a accueilli du 16 au 21 janvier, le plus grand nombre d’experts de la communauté des énergies du futur, dont des décideurs importants du secteur public et privé, des investisseurs importants, des chercheurs et des figures universitaires de renom. Le but : examiner des solutions
"aux problèmes que pose un monde dépendant de plus en plus d'une énergie à base de carbone". L’ombre de Copenhague planait sur le sommet et nombre de participants ont affirmé très clairement leur volonté d’œuvrer en faveur
du développement des énergies propres face au réchauffement climatique.
"Si nous n'agissons pas maintenant, nos barrières de corail vont disparaître, la chaleur dans les pays désertiques deviendra insupportable et des pays comme les Maldives vont disparaître sous la montée du niveau des océans", a averti Mohammed Nasheed, le président de l'archipel des Maldives menacé d'être submergé par l'océan Indien.
Le Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan, a quant à lui exposé l'expérience de son pays qui veut que la part des
énergies renouvelables soit portée de 20 à 30 % en 2023 tandis que le prince Frederik du Danemark a souligné pour sa part la présence de sociétés commerciales au Forum, qui "prouve que la technologie verte n'est pas seulement bonne pour l'environnement mais aussi pour le commerce" avec "un potentiel significatif pour l'emploi".
"Respecter l’échéance du 31 janvier 2010" Du côté de la France, le Ministre en charge du Développement durable Jean-Louis Borloo a appelé le 18 janvier à la mise en œuvre des financements décidés par l’Accord de Copenhague, un mois après la tenue de la conférence sur le climat dans la capitale danoise. Le ministre a également appelé les pays industrialisés à ''respecter l'échéance du 31 janvier 2010'', mentionnée dans
l'accord de Copenhague pour déposer leurs engagements de réduction des émissions de gaz à effet de serre à l’horizon 2020. Le Prince Albert II de Monaco, a conclu le sommet le jeudi 21 janvier par un discours soulignant l’urgence de trouver une solution à la crise énergétique:
"il appartient enfin aux politiques de créer les conditions favorables à l’innovation, de promouvoir la recherche et d’inciter à l’utilisation d’énergies nouvelles, en particulier par des aides permettant d’améliorer leur compétitivité par rapport aux énergies fossiles."