
2012 marquera très sûrement un tournant pour le covoiturage : on observe en effet actuellement des avancées considérables et significatives quant à cette pratique encore très peu connue il y a quelques années, avancées principalement acquises grâce au développement fulgurant des nouvelles technologies de communication. Mais les défis restent encore nombreux.
On connaît les immenses bénéfices induits par le covoiturage : gain économique pour l’usager, diminution de la pollution, décongestion du trafic, formation d’une communauté… N’en jetez plus !
Il reste néanmoins plusieurs échelons à gravir à ce nouveau moyen de transport avant d’être pleinement démocratisé.
Car si le covoiturage connaît depuis 2009 un réel engouement, les Français ne le privilégient encore que pour les longs trajets, et la pratique reste assez confidentielle pour les petits trajets, qui constituent ainsi le principal défi à relever. Ce n’est en effet qu’en s’imposant dans ces courts trajets que le covoiturage pourra atteindre ce que les experts nomment « la masse critique », qui correspond au nombre de personnes nécessaires pour en faire une pratique pérenne.
Et pour cela, le covoiturage peut compter sur un allié de taille et qui se conjugue au pluriel : les nouvelles technologies numériques et digitales.
Des leviers technologiques puissants
C’est en effet grâce aux dernières innovations numériques que le covoiturage pourra peu à peu s’imposer pour les petits trajets. GPS, smartphones, tablettes, sites Internet … Les possibilités offertes par ces différents supports sont tout simplement celles qui ont permis et permettront son développement présent et futur. De la création du site covoiturage.fr à la géolocalisation en passant par le prépaiement sécurisé, les exemples sont nombreux.
Toutefois, le covoiturage doit encore convaincre sur certains points, notamment quant à l’épineux problème du trajet de retour : les français sont encore sceptiques quant à la possibilité de trouver rapidement une voiture pour rentrer du travail. Et préfèrent ainsi accueillir le « covoitureur » plutôt qu’être accueilli.
L’entreprise apparaît comme un lieu privilégié pour le développement de cette pratique, et les mentalités commencent enfin à évoluer. En témoigne le service Ville Fluide qui propose un abonnement annuel au salarié (10 à 15 euros par mois) pouvant être pris en charge jusqu’à 50 % par l’entreprise, au même titre qu’un abonnement à un transport collectif classique.

Vietoise
31 janvier 2012
http://www.kidspooling.be
Ce commentaire vous a-t-il été utile ?