
D'invention en innovation, les nouvelles mobilités transforment progressivement le visage des villes. Quand les objets urbains se mettent à la mobilité durable, ce sont les traditionnelles cabines téléphoniques qui deviennent des bornes de recharge pour les véhicules électriques.
Le 6 mai 2010, la première cabine publique capable de recharger les voitures électrique a été inaugurée à Vienne. Une astuce trouvée par l'opérateur Telekom Austria (TA) pour donner une seconde vie à ses 13 500 cabines, délaissées depuis l'essor de la téléphonie mobile.
"Rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme"
Selon l'opérateur autrichien (TA), il faudra 6h30 à une voiture pour être rechargée, 80 minutes pour une motocyclette et 20 minutes pour un vélo électrique. Le "plein" en énergie, estimé à moins de 10 euros, pourra être payé via les téléphones mobiles des conducteurs. Avec un coût de 1 500 à 3 000 euros par cabine, 30 stations devraient voir le jour d'ici la fin de l'année.
Les anciennes cabines téléphoniques des villes d'Espagne devraient bientôt recevoir les mêmes équipements. Le gouvernement espagnol, qui a lancé un large plan pour la voiture électrique, a investit 1,6 millions d'euros dans ce projet.
L'entreprise Telefonica prévoit ainsi de convertir 546 anciennes cabines dans les villes de Madrid, Barcelone et Séville, de quoi alimenter un parc d’environ 2 000 voitures électriques.
Des initiatives qui prouvent que le passage à de nouvelles mobilités, plus respectueuses de l'environnement, se fera aussi dans la continuité, par l'adaptation progressive de nos infrastructures urbaines. Une leçon vieille de plusieurs siècles :"Rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme" (Antoine Lavoisier).
