
Derniers rebondissements dans l'histoire de la voiture à air comprimé… Alors que son avenir sur le marché semblait plus qu'incertain, la sortie d'un nouveau modèle de la société MDI ouvre de nouvelles opportunités, en France et dans le monde.
Retour sur l'histoire de Motor Development International (MDI), fondée en 1991 par le luxembourgeois Guy Nègre. Cette société tente depuis plus de 10 ans d'imposer un moteur capable de fonctionner à l’air sous pression pour les véhicules urbains.
Non polluantes et bénéficiant d'une alimentation gratuite, les voitures à air comprimés fonctionnent grâce à un compresseur embarqué branché sur une prise de courant, pour produire l'air. Par la suite, l’air comprimé est envoyé dans un cylindre pour pousser un piston relié à un vilebrequin.
Un tel système permettrait aussi d'utiliser une alimentation à bi-énergies. Comme pour les modèles hybrides, les voitures peuvent augmenter leur autonomie avec de l'essence.
Un marché possible ?
Alors qu'il y a quelque mois, le constructeur automobile indien Tata Motors a investi dans le projet, la société vient de présenter son nouveau modèle l'AIRpod.
Ressemblant à un tricycle, l' AIRpod ne mesure que 2 m de longueur pour 1,6 m de largeur et 1,7 m de hauteur. Pas de volant, mais un joystick, permet au conducteur, placé seul à l'avant de conduire le véhicule.
Selon MDI, la voiture peut atteindre les 45 km/h ou 70 km/h selon le modèle et bénéficierait d'une autonomie de 220 km, alimentée par un réservoir contenant 200 litres d'air comprimé.
Après avoir été testé par Air France, pour circuler dans ses aéroports, l'AIRpod est en lice pour le projet parisien de voiture en libre service Autolib'.
Si l'originalité de son allure donne un nouveau souffle aux concepts de véhicules urbains, le marché automobile reste peu réceptif à l'entrée du véhicule à air comprimé, concurrencé notamment par la voiture électrique.
Alors qu'un partenariat était annoncé entre MDI et Mexico, la ville avait finalement choisi les modèles électriques pour équiper ses taxis.
Avec un prix estimé à 6 000 euros pour un coût d'utilisation de 50 cents aux 100 km, les prochains partenariats de la société MDI devraient pourtant donner une suite à l'histoire de la voiture à air comprimé.