
Quelle perception les connaisseurs de l’automobile ont-ils du véhicule électrique ? Les préoccupations environnementales sont-elles décisives pour l’achat de leur future voiture ? Pour répondre à ces questions, les étudiants de l’INSA Lyon et de l’Aston Business School ont sondé 735 visiteurs du Salon International de Birmingham.
Partant du principe que l’automobiliste moyen perçoit le véhicule électrique comme un mode de déplacement urbain, l’objectif principal de l’étude était de dévoiler si le public passionné d’automobile deviendrait un acheteur potentiel de véhicule électrique.
D’après le résultat du sondage, seulement 14 % des interviewés seraient prêts à acheter des modèles électriques (3 %) ou hybrides (11 %) pour leur prochaine voiture. Ces résultats nous permettent également de voir les barrières actuelles à l’usage d’un véhicule électrique.
Donnée étonnante et à contre-courant des débats actuels, le prix est le frein le moins important à l’achat du VE. Seuls 16 % le désignent comme le principal problème alors que 27 % pensent que ce sont les performances et 53 % l’autonomie.
En matière de fonctionnalités, la perception de la voiture électrique est assez positive, 24 % des sondés pensent d’ailleurs qu’elles sont plus rapides et 19 % qu’elles sont plus faciles à conduire.
A l’heure où les constructeurs automobiles et les gouvernements tentent de mettre en place les infrastructures nécessaires pour recevoir la voiture électrique, les avancées dans ce domaine permettront sûrement de modifier progressivement la perception du véhicule électrique et de convaincre les 51 % d’interviewés qui se déclarent "indécis" à franchir le pas de la mobilité électrique.