
Conçue avant tout comme un bouclier anti-crise, la prime à la casse n’a pas seulement aidé le marché automobile et les constructeurs à se maintenir à flots.
Instaurée avec succès dans quelques 14 Etats membres de l’Union européenne et prolongée actuellement dans 8 pays, cette mesure a également apporté une bouffée d’air pour l’environnement.
Allant de 500 à 2500 € selon les pays, elle a permis notamment de se débarrasser de millions de vieux véhicules, de fait plus polluants que les nouveaux, mais aussi d’accélérer le renouvellement du parc automobile en Europe. Résultat : les émissions moyennes de CO2 ont baissé (jusqu’à 8 % en Italie en un an), de même que les polluants atmosphériques et le niveau sonore des moteurs. Alors que la sécurité des véhicules a progressé.
Souvent accompagnée d’autres mesures incitatives, la prime à la casse participe d’un cercle vertueux en faveur de véhicules plus respectueux de l’environnement. Les ventes de petites cylindrées et de modèles alternatifs (hybrides, GPL et GNV) ont fortement augmenté en 2009.