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Décembre 2009

L’émergence des usages “malins” de l’automobile

L’émergence des usages “malins” de l’automobile

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Un attachement à la voiture mais des attentes fortes vis-à-vis des solutions alternatives
 
Comme l’explique Vincent Dupray, directeur de développement du département Automobile chez TNS Sofres, à l’occasion de la Conférence intitulée "Demain, la voiture servicielle", organisée par le groupe Chronos, l’usage de la voiture reste hégémonique en France, en zone rurale comme en zone péri-urbaine. "La possession d'une auto n'est pas un modèle remis en cause par les Français. La moitié des citadins continue d'utiliser la voiture pour des raisons de confort et de rapidité".
 
Pourtant, même si les offres sont encore perçues comme peu concrètes et ne représentent qu’un véritable intérêt pour un faible nombre de Français (- 9% pour le covoiturage, 4,9% pour l’autopartage), "c'est déjà suffisant pour amorcer le mouvement. Les Français estiment que le travail revient d'abord aux collectivités, aux loueurs auto et aux opérateurs de transport".
 

La location longue durée : une “autre façon” de sauvegarder l’environnement
 
Les grandes entreprises sont les premières à avoir externalisé leur parc automobile en en confiant la gestion à des spécialistes : les "loueurs longue durée" (LLD). Les PME-PMI, les membres des professions libérales, surtout quand ils exercent en SCM (société civile de moyens), suivent. Les entreprises peuvent aussi avoir recours au crédit-bail (ou leasing) et les particuliers à la location avec option d’achat (LOA) ou à la location avec promesse de vente (LPV). Dans tous les cas, le loueur reste propriétaire du véhicule et c’est son nom qui figure sur sa carte d’immatriculation.

Qu’il s’agisse de location longue durée proprement dite - plutôt réservée aux entreprises -, de crédit-bail ou de location avec option d’achat, la location longue durée permet de toujours rouler dans un véhicule d’une génération récente. C’est l’un de ses premiers avantages : le véhicule dont on prend possession bénéficie des dernières technologies mises au point par les constructeurs, il consomme et pollue moins.

Quand on sait que près de la moitié du parc automobile français a plus de 11 ans et que la moyenne d’âge des véhicules roulants est de 8 ans, on peut penser que la location longue durée est une solution intéressante pour réduire les émissions de gaz à effet de serre et, peut-être, à terme, faciliter le passage au véhicule électrique.
 

Louer en courte durée : une pratique en essor constant

Selon une étude TNS Sofres 2008 sur le marché des locations de véhicules de courte durée en France, 6,1 % des Français ont loué au moins un véhicule en 2008. Les locataires sont essentiellement : des hommes, d'âge moyen, de milieu social élevé (cadres supérieurs, professions libérales et professions intermédiaires), habitant la Région Parisienne (26,5 % des locataires vivent en effet en Région Parisienne, contre 17,2 % pour l'ensemble des individus français).
 
Le développement des offres "train – auto" ou "avion – auto" (selon le Conseil National des Professions de l’Automobile, plus de 34 % des locations de voitures de courte durée sont effectuées à la suite d'un trajet en train ou en avion) contribue à faciliter ce qu’on pourrait appeler une "migration" progressive vers des modes de transport plurimodaux.
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