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Février 2010

Le downsizing ou l’avenir du moteur thermique

Pompe à essence
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Progrès et limites du downsizing
 
Durant ces 15 dernières années, le moteur diesel a beaucoup progressé : "il est arrivé aujourd’hui sur certaines applications", assure Philippe Mallet, spécialiste des motorisations diesel chez Renault. "On peut encore gagner quelques % en consommation en améliorant son fonctionnement."
 
Les motorisations essence, elles, ont un plus gros potentiel de progression, "entre 15 et 40 %, à condition de réduire encore la cylindrée et d’adopter systématiquement l’injection directe d’essence et la suralimentation (turbo)", estime de son côté Hervé Mathieu, spécialiste des motorisations essence chez Renault.
 
Cependant, les limites au downsizing seront vite atteintes. Celles-ci sont d’abord physiques : "difficile de passer en dessous de 350 cm3 par cylindre, à moins de faire de la micro mécanique", juge M. Gagnepain de l’Ademe.

Or ces mesures extrêmes seront presque atteintes par la prochaine génération de moteurs 2 et 3 cylindres prévue chez Renault, PSA et Fiat. On arrivera alors à l’apogée du downsizing.
 
La suite dépendra des limites économiques, des investissements: les technologies nécessaires au développement du downsizing coûtent cher et s’avèrent plus difficiles à rentabiliser sur les modèles économiques.
 
Le retour en force de l’essence
 
Avec l’arrivée des nouvelles technologies efficaces en termes de réduction de CO2, les moteurs essence devraient devenir de plus en plus attractifs.

Chez Renault, "on prévoit une stabilisation du mix essence/diesel et notamment un retour en force de l’essence sur les petits véhicules ; avec un rééquilibrage des ventes de 40 % à 45 % pour l’essence (35 % actuellement), 45 % à 50 % pour le diesel et 10 % à 15 % pour l’électrique à l’horizon 2015 ".
 
Grâce au downsizing, le moteur essence retrouve donc du crédit face au diesel, alors qu’il avait presque disparu dans certaines catégories.

Il devrait également profiter des futures normes antipollution qui risquent de pénaliser davantage les moteurs diesels, plus difficiles et coûteux à dépolluer.

Autre facteur propice à l’essence : l’émergence de la technologie hybride sur ce type de motorisations pour fonctionner en tandem avec le moteur électrique alimenté par batteries.
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