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Avril 2011

Le vélo : petite reine de la mobilité durable

Vélos à Oxford

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Les  villes qui bougent pour le vélo

 

 

Amsterdam

 

Sa topographie plate et son climat modéré ont fait d’Amsterdam la ville idéale pour le vélo. Cela fait 40 ans que les fameux vélos noirs hollandais sillonnent les rues par milliers, soutenus par une politique nationale ambitieuse menée depuis 1990. Un plébiscite puisque l’utilisation de la bicyclette est devenue supérieure à celle de la voiture ; la part modale du vélo dépassant les 55 % dans le centre-ville.

 

 

Copenhague

 

En juin dernier, la capitale du Danemark a accueilli « Vélo-city Global », les premières rencontres internationales entre experts et professionnels du vélo. Pas étonnant quand on sait que chaque jour, et malgré les hivers rudes, 1,2 million de kilomètres sont parcourus à vélo à Copenhague, et que 36 % des habitants pédalent tous les jours. L'objectif des autorités est de dépasser 40 % en 2012 et 50 % en 2015. Tous les nouveaux grands développements urbains vont dans ce sens. Copenhague est aussi la seule ville européenne où les taxis peuvent embarquer des vélos, moyennant un supplément.

 

 

Strasbourg

 

Ville pionnière en France pour la mobilité durable, la communauté urbaine de Strasbourg montre l’exemple depuis près de 30 ans. Aujourd’hui, on y compte 500 km de voies cyclables (10 km de pistes cyclables s’ajoutent chaque année), 350 rues à double-sens, tandis que la part modale du vélo atteint 10 % au centre-ville. Il y a 10 000 arceaux à vélos dans l’espace public et 21 vélos-parcs de 20 à 100 places chacun. Le parking de la gare propose pas moins de 850 places de stationnement pour les vélos. Enfin, 5 carrefours sont actuellement équipés d’un « tourne à droite » pour les cyclistes.

 

 

Londres

 

Après avoir instauré le péage urbain pour limiter la circulation automobile, Londres a lancé son système de vélos en libre-service en juillet dernier. Baptisé Cycle Hire, ce dispositif compte 6000 vélos et 315 stations. Coût d’un abonnement annuel : 45 livres (53 euros). Objectif : « devenir la première ville cyclable au monde », a déclaré le maire de la ville, Boris Johnson, très impliqué dans le projet. La municipalité a notamment prévu de créer d’ici 2015 une dizaine d’autoroutes cyclables pour desservir les zones périphériques.

 

 

Berlin

 

Si le système berlinois de VLS « Call a bike » est moins étendu qu’à Paris, la ville n’en demeure pas moins un paradis pour le vélo. Les voies cyclables et autre itinéraires de charmes sont légion et la plupart des cours d’immeubles berlinoises sont équipées de parkings à vélos, notamment depuis la rénovation du parc immobilier de l'Est de la ville. De même, tous les trains, métros et tramways disposent d'emplacements réservés aux vélos, moyennant un ticket supplémentaire (1,50 €).

 

 

Barcelone

 

Opéré par ClearChannel, le système VLS Bicing de Barcelone compte quelques 6000 vélos et 400 stations situées environ chaque 700 mètres. Sa particularité, il s’accompagne du service iBicing qui fournit des renseignements sur la disponibilité des vélos directement depuis son téléphone mobile. Il suffit d’envoyer par sms le nom d’une station, et le client reçoit immédiatement un message avec un numéro pour débloquer un vélo. Une application iBicing est évidemment disponible sur iPhone.

 

 

Montréal

 

Depuis longtemps favorable au vélo, la ville a franchi une étape supplémentaire en juin 2009 en déployant son système de vélo en libre-service BIXI, sur le modèle du Vélib’ parisien. Soit actuellement 5000 vélos répartis dans 400 stations. L’abonnement annuel coûte 78 dollars. C’est le principal service de vélopartage en Amérique du Nord. Fort de son succès, le concept BIXI pourrait s’étendre à sept autres villes américaines : Long Beach, San Diego, Salt Lake City, Aspen, Portland, Redwood city et San Francisco. En attendant, c’est dans la capitale québécoise que s’est déroulée la dixième édition du « Bicycle Film Festival » en aout 2010.

 

 

Tokyo

 

Dans cette mégalopole surpeuplée où le trafic est déjà fortement régulé, le vélo tend à se développer. Si la ville n’a pas encore adopté de système de VLS, elle innove en matière de stationnement. En particulier avec le système Ecocycle qui propose, notamment dans la station Sakai-gun (1440 places), des silos à vélos souterrains entièrement automatisés. Une infrastructure lourde qui permet de sécuriser le stationnement des vélos et de libérer de l’espace sur la chaussée. Il en coûte environ 21 euros mensuels pour l’usager.

 

Par ailleurs, deux stations solaires pour vélos ont été installées dans le centre de Tokyo. Chacune abrite 40 vélos à assistance électrique développés par Sanyo et proposés en location pour environ 2,4 euros la journée. Equipés de batteries lithium-ion, ces vélos hybrides baptisés « Eneloop » se rechargent sur place grâce à des panneaux photovoltaïques installés sur le toit de la station.

 

 

Pékin

 

Dans le cadre du plan "Déplacement vert", les autorités de Pékin visent à augmenter la proportion de cyclistes sur la route de 19,7 % à 23% d'ici 2015, et ce afin de désencombrer les routes et diminuer la pollution dans la capitale chinoise. Le système de VLS actuel, en cours de déploiement, devrait représenter 1 000 stations et 50 000 vélos à la location d’ici là. Une manière de contrer l’augmentation du nombre de voitures individuelles, dans une ville où le vélo a longtemps été le moyen de transport dominant.  

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