
Suite à une étude menée avec Supélec, l’Ecole Supérieure d’Electricité, Siemens France vient de déposer un « brevet sur la mutualisation de l’infrastructure électrique autour d’un système de transport multimodal et de la prise en compte de l’ensemble des besoins pour une gestion optimale de l’énergie », selon SmartPlanet.fr.
Cette étude, intitulée « Efficacité énergétique autour d’un réseau de transport sur le plateau de Saclay », « se voulait être au cœur des problématiques du développement urbain et périurbain telles que la mobilité, la multimodalité et l’efficacité énergétique des transports. »
Il s’agit là de faire une place aux smart grids dans les projets de transports urbains et péri-urbains. Siemens met donc au cœur de ses projets la problématique de l’efficacité énergétique et d’une gestion plus durable.
Pour l’instant, ce projet ne concerne que les transports du plateau de Saclay, situé en région francilienne, mais pourrait à terme être étendu aux autres infrastructures de transports dont Siemens France s’occupe.
Vers une généralisation des smart grids dans les transports ?
Le système envisagé concernera les domaines suivants : les transports, les réseaux intelligents, la distribution et la production de l’énergie.
Mais que permettent les smart grids dans le secteur des transports ? Les transports en commun sont le point d’orgue d’une ville plus durable et plus intelligente. De ce fait, ils se doivent d’être interconnectés et la gestion de l’énergie qu’ils utilisent doit être raisonnée. Dans les zones urbaines étendues, favoriser l’intermodalité semble en outre être nécessaire. La réponse à cette problématique ? Les smart grids ! Ils permettront en effet de mieux faire communiquer les transports entre eux, tout en offrant une gestion intelligente de l’énergie.
Etant donné le caractère très global de ce dispositif, il est envisageable de le généraliser aux projets de transports de Siemens, pour peu qu’il s’agisse de transports électriques, comme les lignes de métro automatisées. Ces dernières sont déjà pour nombre d’entre elles gérées par Siemens France, qui a déjà pris en charge l’Orlyval, et le CDGVal. L’opérateur travaille actuellement à l’automatisation de la ligne 1 du métro parisien.