
Après Cancún, les grands points à traiter lors de cette 17ème Conférence des Nations Unies sur le changement climatique étaient les suivants :
- le protocole de Kyoto et son avenir ;
- la participation des pays en développement à la lutte contre le réchauffement climatique ;
- la mise en place d’un fonds vert climatique.
En prolongeant de près de 36 heures leurs réflexions, les représentants des 194 pays présents ont pu éviter le naufrage de la négociation et s’entendre sur un timide compromis : la plateforme de Durban.
Réussites en demi-teinte pour le climat
La plateforme de Durban désigne un ensemble de décisions concernant la lutte contre le réchauffement climatique. Tous les pays membres se sont engagés à s’inscrire dans un accord global à définir (qui prendrait la forme d’un « nouvel instrument légal» ou d’une « solution négociée contraignante »).
Cet accord sera adopté en 2015 et entrera en vigueur en 2020. Un accord à l’unanimité est en soi une première mondiale pour l’environnement ! Ban Ki Moon, secrétaire général ONU se félicite d’un package qui « va guider les efforts mondiaux pour traiter les causes et l’impact du changement climatique ».
Le protocole de Kyoto est quant à lui prolongé, au moins par l’UE, et sans doute par la Norvège et la Suisse. On reconnaîtra d’ailleurs son opiniâtreté à l’Union Européenne, incarnée par Connie Hedegaard (Comissaire européenne au Climat), qui a joué un rôle moteur pendant les deux semaines de la négociation.
Si le principe d’un Fonds vert a été adopté, on attend en revanche des éclaircissements sur son mode de financement à l’horizon 2013.