
Le pneumatique, un produit qui doit évoluer
Tous les grands fabricants de pneumatiques l’ont bien compris, les consommateurs sont de plus en plus attentifs aux aspects environnementaux des produits qu’ils achètent. En effet, 72% des consommateurs seraient prêts à payer un peu plus pour des pneus plus « écolos ». Pour répondre à cette demande, les constructeurs ont tous intégré la contrainte environnementale dans leurs processus de conception des pneumatiques.
D’une manière concrète, cela se traduit par deux axes de travail principaux : réduire la résistance au roulement des pneus et travailler sur les matériaux pour sortir de la dépendance au pétrole en utilisant des matières premières renouvelables issues de la biomasse. Ça n’a l’air de rien, mais c’est un véritable casse-tête pour les ingénieurs …
Réduire la résistance au roulement
Réduire la résistance au roulement, c’est-à-dire la résistance qu'opposent les roues lorsque la voiture est en mouvement, est capital pour faire baisser la consommation des véhicules et donc les émissions de polluants dans l’atmosphère.
On estime qu’avec les pneus de nouvelle génération, conçus pour des économies de carburant, on peut gagner au maximum 25% sur l'énergie de frottement des pneus. Attention, cela ne veut pas dire qu’on gagne 25% sur la consommation de carburant, ce gain serait plutôt aux alentours des 5%. Certains fabricants jouent d’ailleurs sur la confusion possible par le grand public dans certaines de leurs publicités …
Aujourd’hui, les constructeurs équipent de plus en plus leurs modèles de ce type de pneumatiques à économie d’énergie. Si on raisonne à grande échelle, le gain au niveau du carburant utilisé, et donc des polluants rejetés dans l’atmosphère, est significatif. Ce serait encore plus important si tous les automobilistes roulaient avec la bonne pression dans leurs pneumatiques !
Quels matériaux pour l’avenir ?
Un des enjeux majeurs pour les fabricants de pneumatiques est de sortir de la dépendance au pétrole. On commence donc à voir apparaître les premiers pneus réalisés en utilisant des matières premières renouvelables issues de la biomasse, comme par exemple le BioIsoprene. Néanmoins, ces nouveaux matériaux sortent tout juste des laboratoires et n’en sont encore qu’à leur démarrage. Il reste encore beaucoup de travail avant que ce type de pneumatiques se généralise sur nos véhicules.
En revanche, les spécialistes s’accordent à dire qu’au-delà de la composition des pneus, c’est surtout leur forme qui va évoluer. En effet, les roues des voitures vont certainement devenir plus grandes et plus fines dans les années à venir, ce qui permet d’améliorer encore une fois la résistance au roulement. Il reste à voir si la tenue de route ira de pair avec ce type d’évolution …
Et le consommateur dans tout cela ?
Dans tous les cas, si l’amélioration des pneumatiques peut contribuer à limiter l’impact de l’automobile sur l’environnement (d’une manière limitée), les consommateurs vont certainement avoir beaucoup de mal à faire le tri parmi les promesses environnementales des fabricants. Le nouvel étiquetage des pneumatiques imposé par l’Europe à partir de 2012 et qui inclut un critère d’efficacité énergétique ne sera certainement pas de trop …
Fondateur du blog Automobile Propre, Yoann Nussbaumer est passionné par l’automobile, et depuis quelques années par les enjeux environnementaux qui y sont liés. Le progrès n’a de sens que si il nous permet de vivre tous en harmonie avec notre environnement. Selon lui, il est important de présenter et de mettre en avant les solutions qui peuvent nous permettre d’améliorer le bilan environnemental de nos déplacements en voiture.


moi
3 janvier 2012
http://pneus.im
Ce commentaire vous a-t-il été utile ?