
Le 1er juin dernier avait lieu à Paris la Journée Mondiale pour un Tourisme Responsable. Mais d’abord, c’est quoi le tourisme responsable ? A ce sujet, le magazine Conso Globe nous offre quelque pistes : des logements plus respectueux de l’environnement, des déplacements réfléchis, une consommation raisonnée et locale, un retour à la nature, mais également une contribution à l’économie locale. En d’autres termes, il s’agit là de respecter l’environnement, mais aussi la culture locale, et participer au dynamisme de la région où l’on a choisi d’aller !
La problématique des transports est centrale lorsqu’il s’agit de parler de tourisme responsable. C’est pour cette raison qu’à Paris, lors de la Journée Mondiale pour un Tourisme Responsable, plusieurs débats ont été organisés sur le changement climatique et les transports.
A l’occasion du sommet international Rio+20, le tourisme durable était également au centre des préoccupations, puisqu’il a fait l’objet d’un évènement dont le thème était « L’innovation verte dans le tourisme ». Durant cette conférence, il a été mis en exergue le fait que l’écotourisme pouvait avoir un impact bénéfique à la fois sur l’environnement, le social et l’économie, d’où la nécessité de le développer. Pour l’instant, il est certain que l’industrie du tourisme a des conséquences négatives sur le climat. Par exemple, ce secteur émet 5% des gaz à effet de serre, dont la plupart sont dus aux transports. Des solutions ont été envisagées, telles que l’interdiction formelle de prendre l’avion si un trajet en train est possible. Peu réaliste en vérité… Mais le directeur de l’Organisation Mondiale du Tourisme (OMT) a décidé de faire de son industrie l’un des acteurs principal du développement durable, et s’engage donc « à apporter une réponse cohérente aux impératifs du climat et du développement, en plaçant le tourisme au cœur de la transformation vers la Green Economy ».
Des initiatives encore peu populaires…
En France, si le tourisme éco-responsable existe bel et bien, c’est une pratique encore peu répandue. A titre d’illustration, une récente enquête du cabinet d’étude Raffour Interactif a montré que seuls 7% des Français incluait la limitation des émissions des gaz à effet de serre comme un critère de l’organisation de leurs voyages !
La Tunisie, par la voix de son Ministre du Tourisme, Elyes Fakhfakh, prône un tourisme plus responsable : « Nous allons inciter les projets qui incluent dans leurs plans d’investissements la préservation de l’environnement ». Enfin à Madagascar, qui a accueilli les Assises du Tourisme Durable et Ethique le 1er juin dernier, les pouvoirs publics prennent les choses au sérieux. Vola Raveloson, directrice exécutif de l’Office national du tourisme a ainsi déclaré : « C’est une tendance mondiale qui se confirme (…) de plus en plus de touristes veulent faire du tourisme qui donne un sens à leurs voyages et qui n’est pas seulement le fait de découvrir un paysage, se prélasser au soleil, bronzer idiot ne suffit plus ! »
Espérons que ces mots ne restent pas lettre morte, et pour vos vacances, pensez durable !